

Karen's blog
Hommage pour les 100 ans de Mme Lucie... Ma Grand-Mère
"Divine Consciousness and the Primordial Life Cell“

Le 25 Juin 2010, ma grand-mère fêtait officiellement ses 100 ans à la Villa Hanna à Anières. Comme le décrit un article publié dans la Tribune de Genève en 2009, intitulé: 2009, c’est le boom des centenaires, celui-ci se prépare en haut lieu dans les Chancelleries. Celle de l'État de Genève ne l’oublie pas, bien au contraire.
«Décembre sert à préparer le calendrier des réjouissances à venir. Tout commence par un courrier officiel, dans le strict respect de la protection des données, à l’Office cantonal de la population. Une petite main incollable sort la liste des personnes nées en 1909. Elle remplissait un écran d’ordinateur hier, trois aujourd’hui. Le nombre de centenaires recensés avant les années 2000 a en effet presque triplé.»
«Un mois avant leur anniversaire, on entre en contact pour discuter avec leurs proches des modalités de la fête», précise-t-on du côté de la Chancellerie. L’agenda protocolaire se remplit de rendez-vous un peu partout entre ville et campagne, parfois jusqu’à deux par jour. Le chancelier, déjà très occupé, ne peut se démultiplier: il envoie ses émissaires. L’un file sur Saint-Jean, l’autre du côté d’Hermance.
Avec des fleurs, la lettre officielle du Conseil d’Etat, un ou deux poèmes et la trame des événements heureux correspondant à l’année de naissance. Un effort de mémoire partagé par la fêtée et ses laudateurs. «Pour mes collègues et moi-même, il s’agit d’une tâche agréable et sympathique, explique Isabelle Rey, secrétaire adjointe à la Chancellerie. Je m’adapte aux circonstances, je module, varie mes interventions en tenant compte des désirs de la famille. Il m’arrive de renoncer au discours, de remplacer les mots qui ne s’entendent plus par le simple geste de toucher la main de la personne. Il y a dans ce moment tactile quelque chose de fort et touchant.»
Pour sa part, infirmière de métier à l'hôpital de Casablanca durant la dernière guerre mondiale et véritable matriarche courageuse, Madame Lucie était entourée du personnel de la maison, de multiples locataires et de trois générations féminines: sa fille (ma mère), Mme Claude Pezet, ses deux petites filles (ma cousine Virginie et moi-même) et arrière petite fille (ma fille Kléophée). Un représentant de la Chancellerie était présent, ainsi qu'une photographe. C'est d'elle que je tiens le "don" de médiumnité.

La célébration familiale à eu lieu une semaine plus tard, le 3 juillet 2010, dans les jardins fleuris de la Villa Hanna, réunissant cette fois 5 générations, dont Maiwen, la benjamine de quelques mois.

Depuis ma plus tendre enfance, j'ai toujours entendu ma grand-mère affirmer qu'elle serait centenaire. Pari tenu Madame Lucie! 


