Réseau Natifs Les Havasupai

Les Havasupai

MA RENCONTRE AVEC LE PEUPLE HAVASUPAI

J’ai rencontré la tribu Havasupai en mai 2006. Deux mois auparavant, alors que je terminais tout juste la rédaction d’Intégration I, je recevais un email des États-Unis me conviant à participer à un voyage en Arizona et dans le Grand Canyon avec Drunvalo Melchizedeck. À la fin de 2005, j’avais eu deux visions d’un natif, Red Dust, dont j’ignorais alors l’origine et le nom. Il reconnaissait en moi la femme médecine capable d’apporter avec humilité la volonté, le soutien et la sagesse de l’énergie féminine au sein de leur peuple. Comment ? L’avenir se chargea de me le montrer…
(Voir: Intégration I - La Conscience Divine et la Cellule de Vie Primordiale et Intégration II – La Chimie de la Conscience ).

J’allais découvrir à la fin de mon séjour, et avec stupéfaction, cet homme en chair et en os au cours de ma première visite chez les Havasupai et vivre grâce à lui une initiation, une quête de vision exceptionnelle. Pour des raisons que j’explique partiellement dans Intégration II - La Chimie de la Conscience (aux éditions Ariane), je me suis liée contre toute attente avec quelques-uns de ces êtres rudes, anciens guerriers défenseurs du canyon, et quelques femmes battantes, mais dont le cœur demeure sincère et ouvert, pour qui sait l’atteindre.

 

LES GARDIENS HAVASUPAI

Ainsi, une poignée d’hommes et de femmes tentent de préserver leur culture et leurs traditions intactes pour les générations futures. Et ce, malgré près de trois siècles de persécution, de restrictions et de conditions de vie extrêmement rudes.

Je rends ici hommage aux Gardiens, danseuses et Traditionalistes Havasuw `Baaja, ainsi qu'à d’autres membres de la tribu: Supai Waters, Diana Sue Uqualla,  Bob Hanna, Rex et Carletta Tilousi, pour n'en nommer que quelques-uns...

Pour leur part, les Gardiens Havasupai sont un groupe composé à l’heure actuelle de 4 danseurs et de 1 chanteur. Ils se produisent non seulement dans leur tribu, mais à l’extérieur lorsqu’ils y sont invités pour la représenter. Les membres de ce groupe comprennent: Fydel Jones, Benjamin Jones, Matthew Putesoy, Alvin Putesoy et Lorin Manakaja.

 

SOLSTICE DU 21 JUIN 2007

Mon amie Manuela et moi-même sommes retournées à Supai pour le solstice du 21 Juin 2007. Nous revenions d'un séjour au Pérou avec Kuichy (Arc en Ciel) au mois de mars 2007. Un natif et guérisseur quechua de la Tribu Wari Willka et de la communauté des Inka Elders (Les Anciens Inka) avec lequel nous avons, l’année d’après, organisé un voyage de groupe (un article y sera bientôt consacré).


J’apportais de ce pays, pour les Gardiens et la Tribu, deux plumes d’aigle mâle et femelle, ainsi que deux plumes de condor mâle et femelle. Ils furent bénis pour la circonstance, en corrélation avec la prophétie de l’Aigle et du Condor. Or jusqu’à très récemment, le condor avait totalement disparu des sommets de leur canyon environnant...

Nous avons effectué des huttes de sudation (sweat lodges) durant la période du solstice pour célébrer son retour et pour effectuer des prières, des guérisons et des bénédictions pour l’ensemble de la Tribu. Robert Hanna (Bob) mène généralement ces moments de recueillement. Alors que Lorin Manakaja prend soin du feu qui doit rester vivant tout au long de la cérémonie. Son frère Roland, Rising Sun, Red Dust, sa sœur Aral, nous avaient rejoints, de même que quelques Traditionnalistes pour ce moment touchant, tant la joie de certains était perceptible.

 

Bob et les plumes

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J’avais également pris le soin de ramener un présent pour le Musée de Supai : un condor en cristal précolombien, bénis lui aussi par mes amis quechuas.

 

Condor en cristal du Pérou

À peine un mois plus tard, J’appris que notre démarche, notre intention positive et notre énergie avaient porté leurs fruits. D’une part ne poussant plus dans certains champs à cause de la sécheresse, les récoltes avaient germé.
D’autre part, en mars 2009, un bébé condor plana au-dessus de nos têtes sur la place du village, comme pour nous saluer et nous avertir de sa réapparition…

 

NOS PROJETS COMMUNS

L’un des Gardiens est devenu rapidement mon ami, Rising Sun. Il me confia son rêve: ériger un centre de guérison sur leurs terres. Un lieu d’union et de rassemblement qui leur permettrait de partager et de maintenir vivant leur savoir et patrimoine ancestral. En particulier leurs danses, chants, légendes et cérémonies.

En janvier 2008, j’ai fait une première donation de 2500.-$ aux Gardiens. Elle fut confiée à la trésorerie du Conseil Tribal, pour que ce rêve puisse commencer à devenir réalité. Durant cette même période, nous avons également pris des photos avec leur permission, lors de l’une de leurs célébrations majeures: Land Day (le Jour de la Terre).

Land Day commémore une date majeure. L’année où cette tribu a pu récupérer une partie de son territoire, après une lutte longue et fastidieuse avec le gouvernement américain.

Dès 1919 en effet, lors de l’établissement du Parc National du Grand Canyon, les terres de la tribu furent réduites à 518 acres (210 hectares). Grâce à leur persévérance et à leur ténacité, la tribu s’est vue octroyée dans les années 70, 188,077 acres (76,112 hectares) appartenant à leur territoire originel, et qui forme aujourd’hui leur réserve.

 

UN LIVRE ET UN CENTRE DE GUÉRISON

Nous avons alors décidé d’un commun accord avec les Gardiens Havasupai de créer un livre de photos dédié principalement à Land Day et à leur groupe. Au fil du temps, d’autres événements importants relatés plus loin dans cet article et concernant la vie des Havasupai, nous amena à les rajouter à leur demande dans cet ouvrage.

Rising Sun et moi-même avons déjà présenté une maquette provisoire de ce livre au Conseil Tribal courant mars 2009, obtenant leur accord préalable. L’idée étant de le rendre disponible pour la vente publique, afin que les bénéfices reviennent intégralement au projet du centre de guérison.

Parallèlement, j’ai édité deux calendriers avec des photos prises durant Land Day, pour l’année 2008 et l’année 2009. S’élèvant à 3000.-$, les recettes de ces deux calendriers sont à la disposition des Gardiens. Mais seulement dès qu’ils auront ouvert un compte bancaire uniquement consacré à la construction du centre, comme spécifié devant le Conseil tribal. Nous avons rencontré le comptable de la Tribu, censé ouvrir ce compte. Pourtant malgré plusieurs emails envoyés à cet effet par la suite, je n'ai toujours obtenu aucune réponse de sa part…

L’emplacement exact pour l’érection de ce bâtiment reste encore à définir malgré nos efforts dans ce sens. Celui.ci demeure toujours, malheureusement, sujet à polémique. La patience, l’humilité, l’écoute, mais aussi la fermeté sont de rigueur à Supai. Surtout pour les étrangers sincères et de bonne volonté, où des projets tels que les nôtres sont parfois très longs à mûrir et notre générosité trop souvent confondue avec les fonds monétaires d’une banque suisse !

 

LA GRANDE INONDATION D’AOÛT 2008

En août 2008, nous avions décidé de participer à un autre événement annuel majeur, Peach Festival, qui a lieu normalement tous les ans. Suite à une confusion dans les dates, nous sommes arrivés après la célébration. Un peu déçus, nous ne savions pas encore que nous allions assister à et vivre en direct une catastrophe sans précédent. Un désastre qui allait bouleverser le quotidien de cette tribu durant plus de 10 mois!

En effet, dans la nuit du 16 au 17 août 2008, l’une des plus dramatiques inondations dans l’histoire des Havasupai dévasta le campement de touristes. De même qu'une bonne partie des habitations des Natifs sur une des rives de la rivière, ce qui porta tout d’abord plus de 60 personnes disparues.

Pas plus tard que la veille du drame, - sous un soleil éclatant et sur invitation de Diana Sue Uqualla -, j’avais encore assisté à un mariage. Diana l'officiait encadrée par deux de ces petites danseuses aux pieds d’Havasu Falls (les chutes d’Havasu), l’un des fleurons de leur territoire.

L’évacuation de quelques 450 personnes, Natifs et touristes confondus eut lieu dès le lendemain matin. Annoncée par le Conseil Tribal et essentiellement mené par les autorités locales et la FEMA, celle-ci débuta tardivement dans l’après-midi, pour se terminer 3 jours plus tard.

La majorité des touristes avait du fuir dans la nuit. Ils avaient été prévenus par quelques rangers et Natifs, en abandonnant derrière eux leurs affaires. Beaucoup purent se réfugier à la hâte et au péril de leurs vies, sur les hauteurs du Canyon. Ils tentèrent ainsi d’échapper aux torrents de boue et aux eaux tumultueuses, d’ordinaires turquoises et paisibles, en provenance des chutes d’eau environnantes déchainées. Mais d’autres n’eurent pas cette chance. Prisonniers de la rivière menaçante, ils durent attendre de longues heures dans l’angoisse, avant que des hélicoptères viennent les secourir.

 


Pour ma part et avant même notre arrivée à Supai, j’avais eu l’intuition très forte qu’un événement irréversible allait s’y produire, J’avais donc préféré m’installer dans les Lodges, les quelques rares chambres d’hôtel disponibles sur place. Cette perception nous sauva la vie, alors que Rising Sun tambourinait à ma porte vers 1h du matin pour me prévenir et venir assister, désemparée, au désastre…

 

ONE HEART IN ACTION ET CAL EARTH

J'étais perturbée par la détresse de mes amis Havasupai qui venaient de perdre pour de longs mois, l’un de leur mode principal de revenus, le tourisme. Aussi pour poursuivre notre démarche de construction d’un centre qui aurait pu accueillir de nombreuses personnes durant l’inondation, j’ai commencé à mettre sur pied une association avec plusieurs amis.

Intitulée « One Heart in Action », son but est d'une part de récolter des fonds, et d'autre part de prêter assistance à toute population native en détresse ou porteuse d'un rêve. Elle a permis plus récemment de soutenir celle du village de Huacarpay au Pérou, totalement dévasté là encore par des pluies diluviennes. (Un article sera consacré prochainement à ce sujet). 

À Supai, une partie de ces premiers fonds de plus de 30 000.-$ devaient être utilisée pour soutenir les enfants des packers. Les transporteurs de bagages et de marchandises qui sillonnent quotidiennement à cheval l’une des seules pistes de plus de 13km, menant du sommet du canyon à Supai. Ils donnèrent aussi un toit à Supai Waters qui put ainsi s’acheter une caravane.

L’autre majeure partie allait servir à emmener deux des gardiens, Red Dust et Rising Sun, en Californie à Cal Earth. Un institut d’art et d’architecture en terre qui fut fondé par Nader Khalili.

Installé aux États-Unis depuis 1971, Nader Khalili est un ancien architecte iranien de gratte-ciel. Il a fait aboutir son concept d'habitations universelles en créant le Cal-Earth Institute. Ou l'Institut pour l'Architecture et l'Art de la terre de Californie qu'il animait à Hesperia.

Malheureusement décédé depuis mars 2008, l’œuvre de génie de cet homme d’exception a été reprise par sa femme, Iliona, son fils et des anciens élèves très dévoués à garder vivant le fruit du travail de toute une vie.

Résistant aux incendies, aux tremblements de terre, aux inondations et ne coûtant presque rien, la caractéristique de ces habitations repose sur le fait suivant. Les matériaux qui ont servi à les élaborer viennent des terres environnantes. La terre est ensuite rassemblée dans des sacs fermés, puis empilés et fixés avec des fils barbelés. Tout repose sur la forme arrondie des habitations et sur la structure de l’arche, pour les petits dômes comme pour les grandes maisons. Une fois montée, la maison est brûlée de l'intérieur et une coquille de terre cuite vient sceller l'édifice.

Ces édifices sont baptisée Super Adobe. Une allusion aux premières maisons en terre crue (adobe), qui furent tout d’abord construites par les anciens natifs Anasazi et Pueblos, puis par les colons espagnols en Californie.

Ces structures sont, en outre, alimentées en énergie propre. Elles bénéficient d'une climatisation naturelle, grâce à des ouvertures judicieusement placées. Ces prototypes ont même attirés l'attention de la Nasa, pour un programme lunaire de l'administration spatiale américaine !

Nous sommes donc allés à Cal Earth en mars 2009 avec nos deux amis Gardiens. One Heart in Action finança l’intégralité du projet et nos frais de déplacements. Nous avons ainsi pu suivre ensemble un cours intensif d’environ une semaine, pour apprendre la construction des Super Adobe.

Nous avons filmé pour ainsi dire l’intégralité de cette aventure pour créer un DVD avec l'autorisation de Cal Earth et des divers participants. L'optique était de sensibiliser la Tribu et de promouvoir le projet auprès du Conseil Tribal, mais aussi pour continuer la récolte de fonds. Ce DVD est toujours en cours de montage, car ce travail bénévole prend beaucoup de notre temps libre. Mais en voici quelques cours extraits…

 

Rising Sun, Red Dust et Ka Ren

 

Introduction du projet par Rising Sun et Red Dust

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Au travail…

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Le premier jour de notre enseignement j’appris qu’un être très cher était passée dans l’autre monde. Il s'agissait d'Élisabeth, ma nurse si dévouée tout au long de mon enfance (Écoutez l'interview Don de Médiumnité à son sujet). J'étais tiraillée par le dilemme de devoir abandonner les Gardiens et sauter dans un avion pour assister aux funérailles. Je pris la pénible décision de rester quand même. Red Dust, Rising Sun, mais également Iliona, m’ont soutenu dans cette épreuve. Celle-ci m'organisa spontanément une cérémonie aux bougies dans l’un des plus beaux dômes de l’institut, le Rumi dôme. Tout le groupe y assista. Je leur en suis infiniment reconnaissante…

 

Le Rumi Dôme

 

Depuis, certains instructeurs de Cal Earth rencontrés à l’époque sont venus à Supai en visite, apportant leurs connaissances à Red Dust et Rising Sun. Mais les adversités ne s’arrêtèrent pas là. Il semble que l’existence des Havasupai, - comme la mienne d’ailleurs , est ainsi faite, qu’à peine nous relevons-nous de nos difficultés que d’autres surgissent!

 

GRANDE MANIFESTATION À RED BUTTE EN JUILLET 2009

Dès le 22 juillet 09, nous nous envolions à nouveau pour l’Arizona. Cette fois, notre objectif consistait à soutenir et à assister à une grande réunion pacifiste et historique de protestation, menée par la tribu Havasupai durant 4 jours. Nous avons tout d’abord accompagné Carletta Tilousi, Colleen Kaska, (toutes deux membres actuels du Conseil Tribal), et Supai Waters à une audience publique à Fredonia, près de la frontière entre l’Arizona et Utah.

 

Supai Waters, Carletta Tilousi et Colleen Kaska

 

Dans une vaste salle se tenait une minorité de natifs, deux membres du Sierra Club et une majorité de locaux, fervents défenseurs de la réouverture de mines d’uranium situées sur des terres sacrées.  

Pendant que 3 spécialistes tentaient pitoyablement de répondre aux questions qui leur étaient posées sur la sécurité d’une telle entreprise pour la santé des citoyens et pour la terre.


Quelques temps auparavant, nous avions rencontré Carletta Tilousi et son oncle Rex Tilousi à Zurich, lors d’une tournée de conférences en Suisse sur les dangers de l’uranium.  À la demande de Carletta et de Roland Manakaja, principaux organisateurs Havasupai de la réunion à Red Butte, nous avons filmé une bonne partie de ces deux événements.

Ancien et longtemps chef de la communauté du Conseil Tribal, Rex Tilousi se bat depuis plus de 20 ans épaulé par sa nièce juriste, afin d’empêcher l’exploitation des mines d’uranium sur leurs terres sacrées et dans leur région, mais aussi en Europe. Et contre toute attente... En Suisse!

 

Rex Tilousi…

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Voici un article de Greenpeace, qui mentionne l’exploit de Rex Tilousi en Suisse:

 

Le côté sale de l’énergie «propre»

«L’énergie nucléaire est, selon les affirmations de ses partisans, respectueuse de l’environnement. C’est faux. C’est sur les lieux d’extraction du combustible, l’uranium, que cette contre-vérité est la plus manifeste: la contamination radioactive de l’air, de l’eau et du sol a de tragiques conséquences sur la santé des populations locales.

L’énergie nucléaire compte parmi les technologies énergétiques les moins nocives pour la santé. Les écobilans indiquent que l’électricité atomique devrait porter le label «courant vert». C’est ce qui est écrit dans la brochure «De l’énergie nucléaire pour la Suisse» du Forum nucléaire suisse, une association qui a pour but de «promouvoir l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire et la poursuite de son développement en Suisse». Ses membres sont en premier lieu les grandes compagnies d’électricité, mais d’autres entreprises, des associations, des hautes écoles, des services officiels et des particuliers y sont également affiliés.

Pas nocif pour la santé ?

L’uranium est un élément radioactif qui présente déjà à l’état naturel un risque pour l’homme et l’environnement, explique Leo Scherer, responsable de la campagne atome chez Greenpeace Suisse: l’uranium rejette en permanence du radon, un gaz radioactif rare qui est responsable chaque année en Suisse de 200 à 300 décès par suite d’un cancer du poumon. Le radon est donc, après le tabagisme, la plus importante cause de cancer du poumon.

Quand on extrait de l’uranium pour obtenir du combustible nucléaire, ces dangers pour l’homme et l’environnement sont multipliés. Car le minerai d’uranium est moulu très finement et traité avec des acides et des solutions alcalines. Et comme le minerai ne comprend que 0,05% à 0,5% d’uranium dans de nombreuses mines, les quantités de déchets sont colossales: pour obtenir la quantité de combustible nécessaire au fonctionnement d’une centrale nucléaire pendant un an, elles peuvent représenter des centaines de milliers de tonnes de déchets solides et plus d’un million de litres de déchets liquides.

Ces déchets contiennent des produits chimiques agressifs utilisés pour le traitement du minerai, si bien que les rivières, nappes phréatiques et sols sont contaminés par de l’acide sulfurique, du mercure ou de l’arsenic. Dans les zones d’extraction sèches des Tropiques, les immenses quantités d’eau utilisées posent en plus un problème écologique. Les populations de ces régions en souffrent. Il s’agit en grande partie d’indigènes, car 70% des réserves d’uranium connues se trouvent sur leurs terres. Le Canada est le plus grand producteur mondial d’uranium, mais il existe aussi des gisements aux États-Unis, en Australie, dans les pays de l’ancienne Union soviétique et en Afrique.

La population locale est la plupart du temps mal informée des risques et des conséquences à long terme. Souvent, les mines sont insuffisamment ventilées, ce qui a pour conséquence que les ouvriers attrapent le cancer du poumon ou la leucémie. De nombreux habitants ont aussi utilisé du matériel provenant des mines pour construire leurs maisons, matériel qui leur a même parfois été fourni par les producteurs d’uranium. De ce fait, ils sont exposés pendant des années avec leur famille à un air radioactif dans leur habitation.

L’organisation Incomindios, qui s’engage en faveur des peuples indiens d’Amérique, écrit par exemple que chez les Indiens Navajo du sud-ouest des États-Unis, 500 à 600 ouvriers qui travaillaient dans les mines d’uranium sont morts du cancer du poumon entre 1950 et 1990, principalement à cause du radon. Les cas de leucémie sont aussi plus nombreux dans les populations autochtones vivant à proximité des mines d’uranium, de même que les fausses couches et les malformations. Ainsi, les droits des populations sont régulièrement bafoués par les producteurs d’uranium. C’est ainsi que dans les zones d’extraction du Niger, les bergers ont l’interdiction d’utiliser les points d’eau ou de faire paître leurs troupeaux. Les indiens Havasupai, qui vivent près du Grand Canyon (USA), ont quant à eux porté plainte devant les tribunaux, arguant que leurs lieux saints avaient été profanés pour l’extraction de l’uranium; leur plainte a été rejetée.

En Suisse, certaines personnes ont été émues par le sort de ces Indiens: avant la votation cantonale sur le lieu de stockage final de Wellenberg dans le canton de Nidwald en 1995, un groupe provenant de l’entourage de Rex Tilousi, le chef spirituel des Havasupai, s’est rendu en Suisse suite à l’invitation d’opposants au stockage des déchets nucléaires et de Greenpeace. Pendant une semaine, la délégation Havasupai a sillonné les cantons de Nidwald et d’Obwald et parlé de ce qu’elle vivait en Arizona. La votation sur le stockage des déchets nucléaires s’est soldée par un non et «la visite de Rex Tilousi a fait pencher la balance», a déclaré ultérieurement Peter Steiner, du comité antinucléaire «Stop Wellenberg».

L’argument d’un courant atomique exempt de CO2

Autre argument avancé par les partisans des centrales nucléaires: l’énergie atomique serait exempte de CO2. C’est ainsi que l’association economiesuisse a écrit au mois de décembre dernier à propos des demandes d’autorisation pour les nouvelles centrales de Beznau et Mühleberg: «La production d’électricité doit rester exempte de CO2 dans l’avenir.» Le Forum nucléaire suisse parle toutefois d’un rejet moyen de 8 grammes de CO2 par kilowattheure pour les centrales suisses actuelles.

Il s’agit toutefois d’un calcul optimiste. Si l’on considère la production mondiale d’électricité atomique, le tableau est différent. Il est par conséquent impossible de faire une estimation exacte des émissions de CO2. Une étude réalisée en décembre dernier arrive à un chiffre de 9 à 70 grammes par kWh. Et comme les gisements où l’uranium est facile à extraire sont utilisés en priorité, l’exploitation des mines deviendra de plus en plus gourmande en énergie, notamment fossile, par exemple pour les machines et camions fonctionnant au diesel. Le bilan devrait donc se détériorer fortement pour les futures centrales nucléaires suisses qui pourraient être mises en service à partir de 2025. Selon certaines estimations, la production d’un kilowattheure devrait dès lors s’accompagner de l’émission de 200 ou 300 grammes de CO2, voire plus. Pour les énergies solaire, hydraulique et éolienne, ce chiffre est de 10 à 40 grammes seulement. L’électricité atomique, courant vert? Un mensonge. »
Lien: Site de Greenpeace.

Nous avons envoyé par trois fois les DVD des films, ainsi que les photos prises sur place à Red Butte, à Carletta, Roland et le Conseil Tribal. Néanmoins, pour des raisons mystérieuses, ceux-ci ne sont apparemment jamais parvenus à leurs destinataires… Toutefois, aux dernières nouvelles et après une dernière tentative, Carletta les aurait enfin reçus!

 

 

Installée en plein air sous d’immenses tentes blanches, et attirant plusieurs centaines de personnes, la réunion avait pour objectif le dessein suivant. Alerter l’opinion publique de l’impact de la réouverture de mines d’uranium et de leur exploitation, aux abords sud du Grand Canyon près de leur montagne sacré : Red Butte.

 

Red Butte et montage de la tente

 

Tente montée…

Des activistes comme Dennis Banks, ainsi que des natifs d’autres tribus vinrent les épauler tels que: des Navajos de Big Mountain, des Hualapai, des Paiutes de Kaibab, des Pueblos, des Hopis ou des Aztèques. Certains furent également victimes des conséquences de l’exploitation de mines d’uranium. Ils offrirent leurs discours, leurs danses ancestrales ou leurs rituels.

Danseurs Hopi et Aztèques

 

Les Gardiens Havasupai

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Quant é lui, Dennis Banks est à l’origine de la première et de la deuxième Grande Marche (the Longest Walk I and II).

Lors de la première Grande Marche, environ 2000 personnes, - soit un groupe composé à la fois de Natifs et de leurs supporters -, complétèrent, le 15 Juillet 1978, un périple d’une durée de 5 mois à pieds, depuis San Francisco jusqu’à Washington D.C.

Cette mobilisation avait pour mission de protester et de faire pression contre une dizaine de projets de lois présentés au Congrès, altérant les traités entre le gouvernement américain et les diverses tribus au désavantage de ces dernières.

Il s’avéra au final qu’aucun des projets de lois à l'origine de la protestation pacifiste ne passa devant le Congrès…

La deuxième Grande Marche eut lieu entre le 11 février et le 11 juillet 2008. Son but consistait, une fois encore, à protester contre d’autres projets de lois et de promouvoir le message de paix suivant : Toute Vie est sacrée, Sauvez la Mère Terre et Protégez nos Sites Sacrés!

 


Plusieurs membres de la tribu Havasupai, - dont Supai Waters, très concerné par le respect des traditions et la défense de sites sacrés tels que Red Butte ou les pics de San Francisco an Arizona -, participèrent à ce nouveau mouvement. Seuls deux jeunes Havasupai, Tyrone et Sammy accomplirent la marche entière jusqu’à Washington D.C. Une fois le parcours achevé, Les Gardiens décidèrent de se rendre au Capitol, pour se produire devant des milliers de gens rassemblés pour l’occasion.

Pour ma part, après avoir hésité à traverser une fois de plus l’océan pour me joindre à eux, j’y ai finalement participé à ma manière. J'ai financé à raison de 1000.-$ leur retour à Supai sur la demande de Rising Sun. En effet, le bus, ses conducteurs et sa vingtaine de passagers étaient à court d’essence, de victuailles et de liquidités...

« Le Grand Canyon représente un trésor national, qui accueille 5 million de personnes chaque année pour explorer et être inspiré par sa beauté. Pour les Havasuw `Baaja, qui vivent dans la région depuis plusieurs centaines d’années, il est sacré. En tant que “Gardiens du Grand Canyon“, nous objectons énergiquement à l’exploitation des mines d’uranium ici. C’est une menace pour la santé de notre environnement et de notre tribu, notre économie basée sur le tourisme, et notre religion.»

En l’occurrence, l’exploitation minière d’uranium pourrait empoisonner l’aquifère. Il s'agit d'une couche de terrain ou d'une roche suffisamment poreuse pour y stocker de l’eau et perméable pour contenir une nappe d’eau souterraine. Or celui-ci s’étend sur une surface de 12’950 km2 (5'000 square miles) sous le Plateau de Coconino. Il sert de réserve d’eau potable pour la Tribu et les communautés voisines.

 

Red Butte et les Gardiens


«Comme je l’ai dit au Congrès récemment, si notre eau est polluée, nous ne pourrions pas déménager à Phoenix ou même ailleurs et continuer à survivre en tant que Tribu Havasupai. Nous sommes le Grand Canyon. (…)

Plus important encore, Red Butte, où l’entreprise Denison a l’intension de rouvrir une mine, est un site traditionnel sacré pour les Havasuw `Baaja. Située dans la forêt nationale de Kaibab, Red Butte est connu sous le nom de Wii'i Gdwiisa, qui signife “la montagne du poing serré“ (clenched-fist mountain).

Comme Rex Tilousi le dit, longtemps leader Havasupai, “Red Butte est les poumons de notre Grand Mère Canyon“.

Mon peuple a utilisé durant des siècles ces régions propres à la religion traditionnelle Havasupai. Au lieu de permettre la destruction de notre trésor national, nous demandons au gouvernement fédéral de travailler avec la tribu Havasupai pour protéger Red Butte et les terres avoisinantes du Grand Canyon contre toutes activités minières futures.

Cette merveille naturelle est irremplaçable et exige notre action commune et notre assistance pour ceux qui vivent aujourd’hui, et ceux qui ne sont pas encore nés.»
Matthew Putesoy, ancien vice-chairman de la Tribu Havasupai et membre des Gardiens.

La Nation Havasupai, en collaboration avec le Sierra Club, le centre de Diversité Biologique et le Grand Canyon Trust, ont sponsorisé cette assemblée pour stopper l’exploitation minière d’uranium à Red Butte, du 23 au 26 juillet 2009. Les aînés Supai ont offert leur témoignage pour les rapports officiels américains dans leur langue Havasupai (Pai) et en anglais.

 

Discours de Diana Sue Uqualla à Red Butte

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Pour écouter le discours en entier…

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Les Gardiens et les chanteurs traditionnels Supai ont chanté, alors qu’un campement fut établi sur la mesa où Denison Mines menace de rouvrir sa mine d’uranium. Du campement au site, une course symbolique fut conduite chaque matin à l’aube, sous la directive de Supai Waters et sous l’œil agacé des gardes de la mine!

 

Supai Waters et Sammy ouvrant la marche


«Mon peuple vit dans le canyon depuis des temps immémoriaux. Les canyons contiennent des vortex et des nœuds telluriques. S’ils sont modifiés ou pillés, la Terre ne sera plus la même. Il y a des endroits que nous gardons. Ces lieux sacrés sont en rapport avec le climat, le vent, le soleil, les mouvements célestes. C’est la raison pour laquelle nous sommes là pour les protéger», déclara Supai Waters lors d’une interview sur place.

 

Arrivée à la mine…

 

Benjamin Jones, Supai Waters, Rex Tilousi, Matthew Putesoy


Ojibwe du Minnesota et co-fondateur de l’American Indian Movement, Dennis Banks ouvrit son discours avec ces mots: «Nous sommes tous Havasupai lorsqu’il s’agit de cette lutte. Quelques soient nos racines, lorsqu’il y a oppression, lorsque des peuples sont blessés, lorsqu’il y a des compagnies minières qui détruisent notre terre, nous devons nous lever.»

Il ajouta que tous les peuples Natifs sont nés pour lutter. « Ça ne cessera jamais. » Il poussa chacun à donner le meilleur de lui-même dans cet effort, puisque les compagnies minières sont prêtes à s’emparer de la terre et les rivières. « Ils ne veulent pas une partie de notre terre – ils veulent la terre entière. »

 

Red Dust, Ka Ren et Dennis Banks


La radio Earthcycles grassroots, - qui m’a d’ailleurs questionné on live sur la raison de notre présence à Red Butte -, a enregistré un nombre important de participants durant 4 jours complets. Elle a diffusé sur Internet, et sur une radio FM locale en direct, des portions de ces interviews. Le témoignage des Anciens fut utilisé pour des auditions au Congrès, préservées dans des dossiers publics et à présent disponibles sur : www.earthcycles.net.

Photo de groupe


Pour ma part, j’ai vécu tant de moments inoubliables que je ne saurais tous les relater. Toutefois, l’un des plus forts fut mes retrouvailles avec Red Dust, qui ému de me voir déclara : « Si je pouvais pleurer pour toi je le ferais. Mais je n’ai plus de larmes depuis très longtemps. Alors je me tourne vers le Créateur et le Ciel pour qu’ils le fassent à notre place. » Le lendemain, l’orage grondait et une pluie diluvienne tomba sur le campement durant au moins deux jours...

 

De gauche à droite: Ka Ren et Lorin, Ka Ren, Lorin et Manula, Red Dust


L’un des plus touchant fut le soutien de Lorin. Il nous accompagna avec l’accord de son frère Roland, pour filmer le campement de loin depuis Red Butte.

L’un des plus alarmants fut un incident inattendu. L’un des Gardiens et frère de Rising Sun, Benjie, assis en face de moi sur une chaise, s’effondra brutalement pris d’un malaise. Je me précipitai pour lui relever sa tête. Je le tenais dans mes bras malgré sa masse, afin qu’il puisse respirer avant que les secours ne viennent à ma rescousse...

L’un des plus tristes et des plus affligeants fut l’hostilité perceptible par instant de Supai Waters à mon égard. Pourtant, je n’ai eu de cesse de l’aider depuis que je le connais, puis tout au long du séjour. Nous l’avons même hébergé à l’hôtel avant le début de la réunion.

Celui-ci me repoussa sans explication, lorsque je lui demandais un simple bout de laine pour emballer mes plumes sacrées dans une couverture Shipibo. Cependant, il se ravisa peu après. Alors que Manuela qui avait assisté à la scène et se sentant offensée pour moi, lui parla…

L’un des plus magiques fut ma rencontre le dernier jour du rassemblement avec Edison Haskie.

edisonwebCet homme médecine Diné incroyable était venu spécialement du Nouveau Mexique avec sa femme Tina et leur fils, pour officier une cérémonie sacrée, une Peyote Church (église du Peyote) sous un magnifique tipi blanc.

Contre toute attente alors que j’étais sur le point de parti, il insista lourdement pour que je me joigne à lui, afin de l’épauler toute la nuit pour prier pour le peuple Havasupai et Red Butte. Ce n’est que peu avant l’ouverture de la cérémonie, que je me remémorai un fait surprenant. Je l’avais vu quelques mois auparavant en rêve! Mais ça, c’est une autre histoire…

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L’un des plus inattendus et des plus attendrissants fut le geste de Bob. Pendant que je lui disais au revoir, lui qui n’a déjà rien, m’offrait une plume d’aigle en guise de remerciement, pour être venue jusqu’à eux d’aussi loin.

 

Ka Ren et Bob

Ka Ren


Je remercie au passage tous mes amis Havasupai, mes amis de One Heart in Action et toutes les personnes qui nous ont soutenues financièrement, afin que nos voyages et projets puissent un jour aboutir.

À ce jour, la lutte des Havasupai pour le respect de leurs terres, de leurs habitants et contre la réouverture des mines d’exploitation d’uranium, continue…


POISON WIND DE JENNY POND

Documentaire sur les dégâts de l’uranium avec Supai Waters

Cette vidéo est un clip de 6 minutes tirée du film Poison Wind. Un documentaire qui examine l’impact dévastateur que l’exploitation minière d’uranium a eu sur les Peuples Indigènes des 4 coins et régions du Nouveau Mexique et du Nord de l’Arizona.

«Comme un cruel secret gouvernemental à la face du vent », écrit Jenny Pond, l’une des coproductrice du film, « Poison Wind raconte l’histoire d’un gouvernement corrompu, d’une avarice non cautionnable et d’une politique de destruction visant les Terres Aborigènes des Peuples Indigènes de 1940 jusqu’à nos jours.»

Il raconte aussi l’histoire de ceux qui ont travaillé dans les mines. Ceux qui ont lutté pour stopper l’exploitation minière et obtenir compensation pour ce qui leur a été fait, pour leurs Anciens et leurs enfants.

«C’est une vérité douloureuse – bien trop commune parmi les Laguna et les Acoma Pueblo, les Navajo, les Shoshone, les Lakota, les Tohono O’dham, les Hopi, et d’autres. À l’allure où les choses vont aujourd’hui, c’est une vérité qui sera dévoilée à des milliers, voire des millions de personnes à travers le monde.

Rien qu’aux États-Unis, il existe environ 1000 mines d’uranium abandonnées, des milliers de puits de recherches à ciel ouvert, et en cet instant présent, plus de 400'000 plaintes déposées contre les exploitations qui attendent toujours d’être approuvées… Je paris que vous serez surpris d’apprendre que la plupart de ces plaintes vise le Canada. Pays qui a déjà commencé des exploitations minières intensives chez lui, ainsi que l’Australie (en particulier dans le Territoire du Nord).

Les prospections ici ne peuvent être plus effrayantes. Pourtant, l’espoir demeure, car face à ce qui ne peut qu’être appelé un génocide, des peuples Indigènes, comme les Acoma et les Laguna Pueblos (et les Havasupai), se rassemblent et travaillent ensemble pour assurer la santé et la sécurité de leurs futures générations ; pour être certains que nul autre ne devienne victime d’une mort silencieuse et brutale.»

 

Extrait du film…

Cliquez l'image pour voir la vidéo...

 

LE CONSEIL TRIBAL HAVASUPAI

À la fin de l’année 2009, les membres de la tribu viennent d’élire les nouveaux membres du Conseil Tribal. Il est cette fois formé presque exclusivement de femmes. Les membres exécutifs de la Tribu Havasupai sont le président et durant son absence, le vice président.

Bernadine Jones, Chairwoman
Edmond Tilousi, Vice Chairman
• Diana Sue Uqualla, Council Member
• Colleen Kaska, Council Member
• Janice Sinyella, Council Member
• Carletta Tilousi, Council Member
• Evangeline Kissoon, Council Member

Le gouvernement tribal Havasupai comprend 87 employés, membres de la Tribu. Ces derniers dirigent et supervisent les affaires et les programmes de la Tribu Havasupai.

 

PROGRESSION DE NOTRE PROJET

Sur ces 7 membres, 5 à ma connaissance sont déjà favorables à l’impression et à la publication de notre livre commun pour financer la création du Centre de Guérison. Celui-ci contient déjà plus de 170 pages de photos et de textes magnifiques. Il va être une dernière fois révisé et son format réduit, pour une vente au public plus abordable. Une copie sera envoyée à chaque membre du groupe des Gardiens et à leurs supporters. Ainsi qu’aux personnes qui ont généreusement fait don de leurs photos et de leurs articles.

J’ai remis en mains propres un exemplaire de la maquette originale à Rising Sun après la clôture de la réunion à Red Butte, afin que tous puissent le consulter. Ce projet à lui tout seul représente plus de deux ans de travail assidu de ma part sur mon temps libre!
Par ailleurs, il exige un budget important pour faire face au coût de l’impression et des envois.

Pour l’instant, la manière dont les recettes de la vente seront récoltées à Supai n’est toujours pas clarifiée. Mais afin de pouvoir couvrir ses frais, il fut décidé avec les Gardiens Havasupai la chose suivante. 40% des ventes seraient destinées pour le projet de construction et déposés sur un compte bancaire spécial. 60% du montant des ventes seraient retenus pour les frais d’impression, d’édition, de distribution et d’expédition.

Nous comptons présenter le produit final avec une proposition aux 7 membres du Conseil Tribal, pour un accord définitif et une clarification des différents points restés en suspend, notamment:

  • l’ouverture d’un compte bancaire spécial, exclusivement consacré à la récolte de fonds, l’achat des matériaux nécessaires à la construction du centre, ainsi que la bonne marche future de son fonctionnement.
  • le terrain sur lequel cet édifice sera érigé et la dénomination du bureau qui traitera la vente des livres sur place, afin que les recettes ne soient pas déviées de leur fonction première : la création du centre.

Une fois cet accord passé, nous le mettrons également en vente sur ce site web et le diffuserons très certainement à travers le monde.

DONS

J’en appelle donc à votre humanité et votre générosité. Afin que la plus petite tribu des U.S.A. (avec territoire), et membre actif de la prophétie de l’Aigle et du Condor (voir article sur ce thème), puisse à nouveau recouvrir sa dignité et son autonomie par ses propres moyens. Tout don supplémentaire est évidemment le bienvenu. (Contacter Ka Ren par email à cet effet). L’intégralité des sommes perçues sera destinée à la création du livre et du centre. Merci d’avance pour eux!

 

LE PEUPLE ET SON HISTOIRE

« Havasupai signifie « le peuple de l’eau turquoise ». Les Havasupai résident dans le Grand Canyon et le reste du nord et du centre de l’Arizona depuis plus de 1000 ans, pratiquant durant l’été l’agriculture irriguée dans les canyons et la chasse l’hiver sur les plateaux. La réserve de la Tribu Havasupai se situe à la fin de la Route Indienne 18 depuis la route 66. Elle se compose de 188,077 acres, constitués par les terres du canyon et les plateaux alentours avoisinant les abords sud du Grand Canyon. Les résidents vivent dans le village de Supai à l’intérieur de Havasu Canyon d’une profondeur de 3'000 pieds (914 mètres). La réserve fut établie en 1880 et fut passablement agrandie en 1975. La Tribu est connue pour son site, sa vie culturelle traditionelle, et son magnifique art et artisanat. »

LA COMMUNAUTÉ

« Le village de Supai se trouve sur la Réserve Hvasupai. Celle-ci est excentrée par rapport aux coins sud-ouest du Parc National du Grand Canyon et est composée de 188,077 acres. (76.080 hectares).

La réservation Havasupai fut établie par l’Ordre exécutif du 8 juin et du 23 novembre 1880 et celui du 31 mars 1892. La tribu Havasupai est une Tribu Indienne fédéralement reconnue par les États-Unis. »

L’ECONOMIE DE LA RESERVE

« La Réserve Havasupai dépend très largement du tourisme en tant que générateur principal de revenus pour la Tribu Havasupai et les membres individuels de la Tribu. Chaque année, plus de 20'000 visiteurs effectuent soit à pieds, soit à cheval ou encore en hélicoptère, le trajet de 13 km (8 miles) à l’intérieur du canyon jusqu’à l’endroit où les Indiens Havasupai vivent. Des touristes en provenance du monde entier vienne à Supai pour voir ce village indien reculé dans le Grand Canyon, pour observer la dernière livraison du courrier par mules aux U.S.A., pour admirer la beauté des chutes d’eau Navajo, Havasu et Mooney, pour camper, nager et jouer dans cet incroyable environnement.

Avec le Bureau des Affaires Indiennes (BIA) et le Service de Santé Indienne (IHS), la Tribu Havasupai est la source principale d’emplois pour ses membres. Le tourisme apporte des revenus à la Réserve Havasupai et la Tribu Havasupai est activement engagée dans les affaires touristiques. Il existe également des petits commerces qui appartiennent et sont dirigés par des membres de la Tribu. Certains membres se sont engagés à mi-temps dans des activités de micro commerces comme la production et la vente d’art et d’artisanat locaux aux touristes. 

Les Havasupai détiennent cinq sociétés : le Tourisme Havasupai, l’Hébergement Havasupai (Havasupai Lodge), le Café Havasupai, le Comptoir Havasupai et la Faune Havasupai. À l’exception du dernier qui ne date que de deux ans en arrière, les quatre autres sociétés tribales sont des ressources principales de revenus pour la tribu Havasupai et ses membres. »

Site web officiel: Site Havasupai

AVIS IMPORTANT

Le site web http://www.havasupaitribe.com n’est pas autorisé ou affilié à la tribu Havasupai d’une quelconque manière. Ce site appartient à AzNetCo, une entité commerciale qui opère depuis Chandler EN Arizona. C'est un business INDIEN DE PROFIT. AzNetCo qui n’est pas affilié au Gouvernement Tribal Havasupai. Les informations fournies sur http://www.havasupaitribe.com/ n’ont pas été obtenues du Conseil Tribal Havasupai, n’est pas permis par la Tribu et leur site web ne représente pas la Tribu Havasupai et ses membres.
(Traduction tirée de leur site web officiel).

 

LIVRES SUR LES HAVASUPAI

 

 

DVD

(Photo : Directeur du film Jenny Pond et coproducteur Norman Patrick Brown of Poison Wind.)


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